La gueule de l'emploi

INSERM – Quand la recherche médicale devient profondément humaine

5 juin 2025

Quand la recherche médicale devient profondément humaine

Dans un monde en quête de repères, la recherche médicale reste l’un des piliers les plus solides — mais aussi les plus méconnus — de notre société. Cette semaine dans La Gueule de l’Emploi sur Radio JM, j’ai eu le plaisir d’accueillir deux invités engagés, curieux et profondément humains : Françoise Simon-Plas, déléguée régionale de l’INSERM PACA-Corse, et Nicolas Emmanuelli, responsable communication.

Ensemble, ils nous ont offert un regard vivant et incarné sur cet institut clé de la santé publique française.

L’INSERM : la science au cœur du quotidien

Avec 15 000 personnes engagées à travers la France, dont près de 700 dans la région PACA-Corse, l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) travaille sur des enjeux de santé majeurs : cancer, génétique, neurosciences, épidémiologie…

Une recherche de terrain, ancrée dans les hôpitaux, les laboratoires et auprès des patients. Une science qui se vit autant qu’elle s’étudie.

Parcours croisés : de la plante à l’humain, de l’art à la science

Françoise Simon-Plas a partagé son parcours atypique, débuté en biologie végétale, avant de rejoindre la biomédecine. Une reconversion scientifique portée par une volonté forte : mettre la science au service du vivant, à l’échelle humaine.

Nicolas Emmanuelli, lui, vient du monde de l’art. Son regard décalé enrichit la façon dont l’INSERM communique aujourd’hui : résidences d’artistes, théâtre, festivals… Des projets qui réconcilient la science et la culture, l’émotion et la rigueur, le chercheur et le citoyen.

L’intelligence artificielle : un outil, pas une fin

Françoise a également mis en lumière le rôle croissant de l’IA dans l’analyse des données médicales. Un levier puissant pour accélérer les découvertes, mais qui doit rester au service d’un objectif simple : améliorer la vie des patients. Car dans tous les cas, rappelle-t-elle, c’est l’humain qui doit rester au centre.

Une recherche plus humaine, une science plus accessible

Les deux invités ont évoqué un enjeu fondamental : la perte de confiance dans la parole scientifique. Françoise alerte sur la montée des opinions qui masquent les faits, et appelle à réinvestir le dialogue, à rendre la science plus proche, plus compréhensible, plus partagée.

Cela passe aussi par un meilleur accompagnement des doctorants, souvent isolés ou sous-valorisés. Faire de la recherche un milieu plus solidaire, plus bienveillant, c’est garantir la relève de demain.

Réinventer la communication scientifique

Pour Nicolas, cela ne fait aucun doute : il faut inventer de nouveaux formats pour raconter la science autrement. Podcasts, vidéos, BD, réseaux sociaux… mais aussi participation citoyenne, co-construction, débats ouverts. La science ne doit plus être descendante — elle doit devenir dialoguée.

Une recherche vivante, portée par des visages

Merci à Françoise Simon-Plas et Nicolas Emmanuelli pour leur enthousiasme, leur lucidité, et pour avoir incarné, le temps d’une émission, une recherche qui soigne aussi les liens, les récits, les espoirs.

📻 À (re)découvrir dans La Gueule de l’Emploi sur Radio JM.